Can you hear me out there ?

Can you hear me out there ?

A 5 ans je me suis ouvert le crane. Je ne me souviens pas de la douleur, je ne me souviens pas non plus avoir pleuré. Je me rappel plutôt de m'être amusée des sirènes du camion de pompiers et de l'effervescence ambiante, de l'attention particulière de la bibliothécaire et du regard paniqué de ma mère. J'ignorais alors que c'est en grandissant que l'on comprend que les blessures les plus douloureuse sont les blessures émotionnelles. / (+ 4745 jours) Je suis au coeur du sentiment le plus impitoyable qu'il soit. Enlacée, Etreinte, Etouffée. J'aime, j'aime jusqu'à l'indécence. J'aime comme Orphée aimait Eurydice, plus encore : Je ne me serais jamais retourné. Il y a ces passions destructrices, il y a ces tragédies amoureuses et ces amours insensés. Et puis l'Apothéose. Il y a les amants de l'absolu, Verlaine et Baudelaire, Roméo et Juliette. Et puis Nous. 6 septembre 2009. NOUS. & la chamade de mon coeur n'a plus cessé depuis. C'est là que ma vie commence, enveloppée de tes bras pour la bercée. C'est maintenant que j'apprends ce que l'on entend par " se sentir vivant ". C'en est dramatiquement merveilleux. Moi aussi j'ai peur tu sais... J'ai lus un jour que la douleur allait de pair avec l'amour et que l'amour était un sentiment pénible au point de vouloir se noyer. J'admets. Oui mais je ne coulerais pas sans toi. Je serais toujours à même de me battre, à bout de force j'irais chercher au plus profond de mes entrailles. C'est à se point viscérale que je suis liée à toi. & Peut importe, le reste du monde. Alors pardon Je n'avais pas l'intention de t'accaparer. Je voulais juste que tu ais besoin de moi.
Je t'aime Henry.

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 13:58

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 13:52

I'm not leaving for a long time

Lettre n°1.

" Il ne faisait plus tout à fait nuit quand je suis parti mais on pouvait encore voir la lune, la voir s'éteindre, s'effacer. J'avais un peu peur & il fallait faire vite sans oublier d'être discrète. Le bois des escaliers a fait ce bruit désagréable quand je suis descendu, tu sais, celui qui nous obligeais à marcher sur la pointe des pieds quand on allait regarder la télé à pas d'heure en faisant attention a ne réveille personne. Sauf que là j'avais pas le temps alors j'y ai pas pensé. Je savais pas trop comment m'y prendre, je me suis même demander si je devais déposer la clef dans la boite à lettres mais, finalement, je l'ai gardée, on sait jamais. Au début j'ai hésité, peut être à cause de la fumé qui sortait de ma bouche à chaque expiration, peut être aussi un peu à cause toi. Mais j'y suis quand même aller, sans même me retourner, sans penser non plus que j'allais sans doute pleurer. Oui, j'ai cessé de réfléchir et je me suis dépêcher de monter sur le vélo que tu partage avec maman. Je sais que vous y tenez et d'ailleurs, c'est pour ça ce c'est celui là que j'ai pris. Pour avoir un bout de vous avec moi & aussi pour que vous sachiez que je reviendrais un jour, au moins pour le rendre. & puis j'ai pédalé le plus vite possible. Je voulais dépasser le vieux pont, près de la piscine municipale, avant que le jour se lève, avant d'être tenté de faire demi-tour. J'ai pensé à un tas de choses, je me suis même imaginé être quelqu'un d'autre, un peu comme si j'avais été dans un film, comme si des caméras étaient braquées sur moi. Je me suis vraiment sentie légère, invincible. Tant que c'était ça, ça allait. Mais j'ai finis par me souvenir que tu dormais sans savoir que j'avais quitté la maison et je m'en suis voulu. Peut être que tu ne te souviens pas, de l'époque où tu refusais de dormir si je n'étais pas de retours à la maison, parce que tu n'aimais pas l'idée que je sois dehors alors que les étoiles seules étaient source de lumière. Je disais que j'étais en colère et c'était vrai mais je te trouvais surtout adorable, j'ai jamais pus t'en vouloir. Alors au fil des coups de pédale et des roues qui tournaient je me suis trouvé plutôt cruelle, je me suis dis que si je n'avais pas eu de c½ur cela aurait sans doute était pareil. Sauf que j'oublie, j'oublie que tu n'es plus si petite, que tu es capable de porter du rouge a lèvre écarlate sans avoir l'air d'une danseuse de mauvais cabaret et qu'il y'a longtemps que tu n'écoute plus la pop cinglante qui horripilait les voisin. Je pense toujours à toi comme à une enfant, parce que tu es ma précieuse petite s½ur, l'unique et qu'aucune erreur n'est pardonnable. Mais maintenant, il faudrait que je me fasse un peu moins de souci pour toi, il n y' a pas tellement de soucis à se faire, je crois. C'est aussi la raison pour laquelle j'ai tant rouler sans détacher mon regard de l'horizon, comme si chacune de mes cellules avait conscience de ce qui n'avait plus à être fait et ce qui n'attendrait plus jamais, j'avais conscience que rien de grave n'arriverait en allant de l'avant, au contraire. Quand j'ai ralentis la cadence la première fois j'étais sur la route 14, la route des départs en vacances mais surtout la route des départs tout court. Le soleil était déjà très haut, plus rien à faire froid dans le dos et pas le moindre signe de fatigue.Je travail au paroxysme de notre bonheur, petite s½ur. "

# Posté le mardi 15 juillet 2008 14:15

Modifié le mardi 24 novembre 2009 09:54

When we get together the summer ends.

When we get together the summer ends.
Strays don't sleep - for blue skies. x

J'ai laver mes cheveux, avec un shampoing à la cerise, j'ai vernis mes ongles de pied en mauve et j'ai bu une bouteille d'orangina , les petites en forme de poire, celles en verre comme dans les bars. j'ai mis de la musique très fort , de l'electro, oui de l'electro qui sonnait un peu comme de la pop, j'ai attendue qu'elle cogne dans chaque partie de mon corps, dans chacune de mes veines et me suis laisser bercer. Je me suis souvenu les concerts en Californie, ceux de New-York. Les concerts pendant lesquels tu m'a fait l'amour, ceux ou j'ai pris de la cocaïne et ceux auxquels nous somme aller en auto-stop. Je me suis souvenue mes robes à rayures et tes vieux jeans troués. Ma peau pale et tes innombrable taches de rousseur. Tes lèvres pleines et mes yeux trop grands. les gens qui te prenaient pour une fille et les filles qui t'aimaient. Je me suis souvenu les pots de confiture engloutis à la cuillère, les pizza achetées à la va vite, et les gâteaux au chocolat ratés. le popcorn chaud du cinéma et les bouteilles de vodka qu'on ne finissait jamais. Le téléphone à sonner et je l'ai laisser faire, j'ai enfiler un jean cigarette et allumer ma clope. Puis j'ai mordus dans une pèche et laisser le jus dégouliner le long de mon menton, entre mes seins, et sans faire attention je me suis mise à chanter : " I didn't really want you, but I want you, now. I didn't think I need you, but I need you, now ! " juste comme ça, en rythme avec la musique.

# Posté le dimanche 05 août 2007 16:28

Modifié le mardi 24 novembre 2009 09:56